16 février 2018

Un vendredi Vallée Bleue

Ça ne coûte jamais cher de visiter la station de ski alpin Vallée Bleue de Val-David. Mais les vendredis, on parle carrément de ski à «prix de débarras».

Imaginez : j’ai skié toute la journée pour 12$ aujourd’hui. Un tarif en vigueur tous les vendredis de janvier, février et mars à l’exception de celui de la semaine de relâche.

Vallée Bleue compte parmi les petites stations de ski alpin pour lesquelles j’ai une affection démesurée. J’aime son petit chalet d’accueil d’une autre époque. J’aime l’ambiance décontractée qui y règne. Et j’aime ses pistes, en particulier les plus étroites comme la Twist, la Sous-Chaise et la Glacier.

Bien sûr, son dénivelé de 115 mètres passent toujours un peu trop vite ; mais comme l’attente est toujours à peu près nulle, on peut se reprendre en enchaînant les descentes.

Dans cette catégorie de montagnes, je pense que je préfère le mont Avalanche et Ski Montcalm. Mais Vallée Bleue n’est pas loin derrière.

11 février 2018

De la poudreuse à Ski Montcalm

Depuis le début de l’hiver, j’essayais de m’offrir une journée de poudreuse dans une station de ski alpin ; et j’ai finalement réussi aujourd’hui à Ski Montcalm.

Je suis arrivé tôt et j’ai été récompensé à 10h, quand la station a ouvert quelques pistes de son versant nord qu’on avait laissé en «neige naturelle» » au lieu d’y passer la dameuse.

Résultat : il y avait une douzaine de centimètres de neige vierge reposant sur un fond lisse et ferme. Je n’ai pas fait les premières traces dans les Nancy Green et Détour… mais j’ai fait les deuxièmes ! Et j’ai été parmi les premiers skieurs à «tracer» le sous-bois La Cachette, où je ne me serais pas aventurer sans neige fraîche pour faire modre mes skis.

C’était ma troisième visite à Ski Montcalm, mais la première où je voyais cette station à son meilleur. Et je dois dire que le charme a opéré.

C’est une petite montagne pas trop achalandée et pleine de recoins intéressants. J’ai exploré pas mal aujourd’hui, pour trouver de la neige vierge et des petits défis à ma mesure.

Mes trouvailles préférées : la poudreuse qui duré toute la journée au bord de la piste Snow-Parc, la tranquillité de la piste Coupal où je n’ai jamais vu personne et le «passage secret» de la piste Olympic qui serpente en forêt comme une piste de ski de fond.
 

10 février 2018

La merveille de Lantier

Même si j’écume les Laurentides depuis des lustres, je continue à y faire des découvertes surprenantes.

C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui en skiant avec ma blonde à Lantier, un village situé à une quinzaine de minutes au nord de Sainte-Agathe, sur la route 329.

Et quelle découverte !

C’est simple : si vous aimez les sentiers de ski classique étroits, sinueux et surtout montagneux, filez à Lantier, garez-vous à côté de l’hôtel de ville, puis rendez-vous derrière le garage municipal.

C’est là que commence Lantiéroise, une piste classée très difficile accessible gratuitement qui vaut néanmoins de l’or. 


Le ton est donné dès le départ : la piste commence par une longue montée d’un kilomètre qui nous amène au sommet d’une colline… qu’on redescend tout de suite après !

On a skié pendant quelques kilomètres en enchaînant les montées et les descentes sinueuses, dans un magnifique décor forestier.

Les conditions de neige étaient parfaites aujourd’hui, et l’entretien du sentier aussi. Heureusement parce que c’est le genre de piste qui devient très casse-cou quand c’est glacé.

J’ai vécu un des bons moments de ma saison de ski classique en redescendant la montée d’un kilomètre du départ. C’est une superbe descente qui traverse en ligne droite une clairière avant de se terminer en nous faisant une série de virages serrés.

La Lantiéroise fait partie d’un réseau municipal qui a l'air drôlement intéressant, si je me fie à la carte que vous allez trouver plus bas. Je ne l'avais pas avec moi quand on a fait notre randonnée parce que je l'avais cherché en vain sur Internet. Mais de retour chez moi, j'ai envoyé un courriel à la municipalité qui me l'a fait parvenir ensuite. 

Bref, c'est clair qu'on va faire notre prochaine sortie familiale en partant du point d'accès près du Lac Tyrol et en allant luncher au refuge de la Dame.

Merci à Jean-Yves, le lecteur à qui on doit notre randonnée d’aujourd’hui. 



 

09 février 2018

Il était une fois dans l'ouest

Il y a beaucoup de belle neige poudreuse en ce moment dans le bout de Sainte-Agathe et j’en ai un peu profité aujourd’hui sur les sentiers de ski nordique du club de plein air de Saint-Agathe.

«Un peu» parce que j’ai fait un long trajet sans faire de vraies bonnes descentes.

Pourtant, j’ai beaucoup monté et, loi de la physique oblige, j’ai descendu autant. Mais sans jamais atteindre le nirvana…

Je suis parti d’un point d’accès au réseau situé près de la SPCA et du champ de tir de Sainte-Agathe, tout à fait à l'ouest de ce réseau ; et j’ai fait une boucle d’environ en partant par la piste Castor et en revenant par la Train du Nord.

Je suis parti par la Castor pour une bonne raison : je ne trouvais pas l’entrée de la Train du Nord. C’est seulement à mon retour que j’ai découvert qu’il faut faire une centaine de mètres sur la piste de motoneige qui passe par là pour trouver l’entrée du sentier, qui se trouve à proximité d’un stand de tir.

L’entrée de la Castor est plus facile à trouver. Elle se trouve juste à côté du portail barrant l’accès au champ de tir et elle marquée par cette balise.

Cette piste longe un bon moment la rivière du Nord avant de piquer vers la montagne. On arrive ensuite à son «bout plate»  : une marche d’environ 200 mètres en qu’il faut se taper pour monter jusqu’au bout de la rue Trudeau.

Cette formalité accomplie, j’ai emprunté la Gillespie pour gagner une centaine de mètres d’altitude et rallier la Train du Nord.

Plus loin vers l’est, sur la Train du Nord, une bretelle donne accès à un point de vue qui vaut le détour. De ce promontoire naturel, on aperçoit de très loin le mont Tremblant. 

Je m’attendais à avoir beaucoup de plaisir à redescendre la montagne par la Train du Nord ; mais finalement c’est une descente assez tranquille, à part quelques courts passages plus corsées comme celui-ci...

Cela dit, on a quand même affaire une très belle piste qui fait une longue traverse à flanc de montagne dans une forêt très dense.

J’ai fait plusieurs randonnées sur les sentiers du club de plein air de Sainte-Agathe au cours des deux dernières années, et c’est celle-là qui m’a le moins ravi. Mais ça reste tout de même un secteur tout à fait recommandable. 

04 février 2018

Une chasse aux descentes au mont Catherine

Aujourd’hui, j’ai pris la route dans la tempête avec un objectif en tête : faire des descentes sauvages à travers bois, au flanc du mont Catherine, au nord de Sainte-Agathe.

Le mont Catherine, c’est l’impressionnante colline rocheuse et escarpée qu’on aperçoit de l’autoroute 15 à la hauteur de Sainte-Agathe. On y accède en ski via les sentiers de ski nordique du club de plein air de Sainte-Agathe
 
C’est l’affaire de quelques minutes là partir du point d’accès Château bleu, qui se trouve au pied de la montagne. Il suffit de prendre la piste Catherine puis de bifurquer sur une des deux bretelles qui grimpent dans la colline : celle qui mène au Cap Beauséjour et celle qui mène au sommet du mont Catherine. 

C’est deux sentiers-là forment une jonction à mi-chemin dans la montagne, et c’est à cet endroit que j’ai passé le plus clair de mon après-midi à faire des descentes. 

On trouve là un sous-bois naturel plutôt clairsemé qui descend en pente douce jusqu’à la piste Catherine qui passe au pied de la montagne une soixantaine de mètres plus bas. Voici d’ailleurs une carte qui pointe clairement l’endroit où j’ai eu du fun…

Je l’ai empruntée à un habitué du forum de discussion Telemark Talk qui a visité l’endroit l’hiver dernier, après avoir lu un billet que j’avais moi-même écrit sur les sentiers de Plein air Sainte-Agathe. Bref, il m’a servi de guide après que je lui aie servi de guide ! 

J’ai beaucoup aimé cette pente boisée sauvage parce qu’elle est longue et assez peu inclinée. Donc, sur mes gros skis, dans la neige fraîche, je descendais lentement mais longtemps, en me faufilant parmi les arbres jusqu’en bas de la montagne. Disons que ça correspond à mes habiletés de skieur hors-piste pour le moment. 
 À la fin de chaque descente, j’aboutissais dans le sentier au bas de la pente et je remontais ensuite en passant par le sentier menant au sommet. J’ai fait comme ça cinq ou six «tours» qui me prenaient environ dix minutes chacun.  

J’ai aussi grimpé jusqu’au sommet du mont Catherine pour explorer le terrain. Du côté sud de la montagne, il y a un large sentier que j’ai d’abord pris pour une descente de rêve. Mais j’ai réalisé ensuite que c’est une voie d’accès utilisé par les visiteurs et les motoneigistes du Tyroparc.  

Je pense que le chemin que j’ai vu est une des pistes qui ont été tracées sur la montagne à une époque où il y avait un projet de station de ski alpin à cet endroit. Ces pistes aboutissent toutes au quartier général du Tyroparc, et je présume que mieux vaut ne pas s’y aventurer. Chose certaine, il n’y a pas de sentier de ski nordique de ce côté-là.

Ça vaut la peine de pousser jusqu’au sommet, par contre, puisque le sentier qui mène là est assez agréable à descendre. Même si un énorme arbre est tombé à travers... à un endroit où ile ne pose pas vraiment problème, heureusement.  
 Voilà ce que j'ai à vous dire pour l'instant sur le mont Catherine. Je vais sûrement poursuivre son exploration un de ces jours. Et il y a sûrement des lecteurs qui connaissent bien mieux l'endroit que moi. Si c'est votre cas, n'hésitez pas à ajouter votre grain de sel en laissant un commentaire sur cette page...