06 mars 2016

En relâche au Trapp Family Lodge


Avec le taux de change et l’hiver poussif qu’on connaît, j’ai plutôt mal choisi mon année pour prendre des vacances de ski chez nos voisins du sud. Mais je rentre quand même très heureux du Trapp Family Lodge, où j’ai fait de l’excellent ski dans des conditions incroyables compte tenu du manque criant de neige dans le Vermont.

Je rêvais depuis longtemps de visiter ce vénérable hôtel qui s’est fait un nom grâce à  La Mélodie du bonheur et ses pistes de ski de fond. Mais mon rêve a bien failli tourner au cauchemar. Il a fallu qu’il tombe un six centimètres de neige providentielle la vieille de notre départ pour qu’on puisse faire du ski durant les trois jours qu’on a passés là-bas.

Il faut dire que l’auberge met beaucoup d’efforts sur l’entretien de ses pistes. À l’entrée des sentiers, il y a un canon à neige qui fabrique des cristaux blancs à longueur de journée. Et toute cette neige est transportée sur les sentiers où les engins d’entretien font un travail remarquable.

Résultat: les conditions étaient très belles, cette semaine, même s’il y avait à peine assez de neige pour tracer des sillons.  

Les sentiers de ski de fond de l’auberge ont aussi l’avantage de se déployer dans un extraordinaire territoire montagneux. L’auberge est perchée à environ 380 mètres d’altitude et le refuge qui se trouve au sommet de son réseau de sentiers se trouve 250 mètres plus haut. Alors ça donne des pistes comportant beaucoup de montées et de descentes.    

Le refuge est un joli bâtiment en bois rond où on vend de la soupe et des sandwichs. Le chemin le plus court pour s’y rendre est un cinq kilomètres qui donne l’impression d’en faire le double tellement ça monte.
L’effort vaut le coup, par contre. Parce qu’au retour, ça descend drôlement. On a fait cette randonnée-là en famille et le retour vers l’auberge par la piste Chris’s Run nous a fait vivre nos meilleurs moments de la saison. C’est un extraordinaire sentier où on enchaîne les longues descentes coupées de virages bien dessinés qui ont arraché des cris d’excitation à mon fils de huit ans.

Toutes les pistes du réseau sont attrayantes, mais celles se trouvant près du refuge en montagne sont les plus remarquables. Pendant que ma famille m’attendait au refuge, j’ai fait en solo la Hare Line. C’est une époustouflante montagne russe d’où on aperçoit le sommet du mont Mansfield, la plus haute montagne des environs.

Sur mes skis nordiques, j’ai aussi passé une belle demi-journée à faire du hors-piste autour de l’auberge. J’ai skié à travers champs. J’ai exploré des sentiers des raquettes. J’ai fait quelques belles descentes sauvages dans la neige vierge. Et j’ai fini par me rendre au sommet de la colline se trouvant derrière l’auberge, où il y a cette jolie petite chapelle en pierres.

L’auberge, quant à elle, est vieillotte, mais quand même charmante. J’ai bien aimé le lounge où un pianiste joue tous les soirs. Les chambres sont grandes et décorées dans le bon vieux style autrichien qui moi me plaît beaucoup.   

Situés dans un bâtiment à part, la piscine et son spa extérieur ont aussi leur charme. Bel endroit pour finir une journée de ski.

C’est sûr que si j’étais un vrai consommateur averti, je vous dirais que l’établissement est un peu cher et aurait besoin d’une cure de jeunesse. Mais je suis plutôt un vrai maniaque de ski bien content d’avoir visité ce lieu mythique du ski de fond nord-américain.  


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